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Propos recueillis en Juillet 2019

DAVID CALMON

David est le senior de l’équipe. Et sa maturité a renforcé son enthousiasme et son appétit de vivre les plus grands exploits. Il savoure avec gourmandise une année triomphale. L’expérience au service de la fougue !

Sa devise :
« Si vous pouvez le rêver,
vous pouvez le faire»,
et c’est bien aussi parce que
c’est Walt Disney qui l’a dit !
C’est important de savoir rester léger.
Si on se prend la tête on perd le côté passionnant de tout ça.

Quel est ton principal trait de personnalité ?
La résilience : accepter les accidents de la vie.
Je suis polytraumatisé. Après mon 1er accident, tout mon corps a été cassé sauf le bras droit. Plus tard, j’ai encore subi un gros accident de vélo. Quelques années plus tard encore, j’ai été opéré d’une hernie discale et j’ai attrapé un staphylocoque dans la foulée. Il m’est arrivé des malheurs, malgré tout j’ai toujours eu beaucoup de chance ! Je me suis toujours relevé, et toujours plus fort qu’avant. J’assume ce qui m’est arrivé, ça ne me pose aucun problème. Je ne le souhaite à personne mais je le vis bien.
La vie nous apporte des moments graves et importants. Et quand on sait mettre les choses à leur place sérieusement sans se prendre trop au sérieux on les apprécie différemment. Avec le handisport, chacun de nous dépasse son passé et ses malheurs. Moi j’essaie de trouver du plaisir et des leçons de vie dans toutes mes rencontres.

Quel est ton héros ?
Dans ma jeunesse, mon héros c’était Miguel Indurain. Il avait une telle classe, il était tellement beau à vélo. Toutes les valeurs qu’il avait me plaisent assez. J’ai aussi regardé des vidéos de Fausto Coppi, et je dois dire que j’aime bien le champion !

Quel est ton plus beau moment de course ?
Ma 2ème place en Coupe du Monde cette année.
Le premier était échappé devant. On était 5 de ma catégorie dans le sprint pour la seconde place. À ce moment-là on est dans un état second, avec l’adrénaline à bloc dans le corps. Juste après la ligne tout retombe, et toutes les émotions arrivent. C’était un moment très fort à vivre. Seul le sport arrive à nous faire vivre ça ! Ensuite il y a la cérémonie et le lever du drapeau français, c’est porteur d’émotions. Et en plus cette année avec l’équipe Cofidis , j’ai pu partager tous ces bons moments avec le fan club qui m’a supporté tout au long de la course.
C’était vraiment un chouette moment !
Le vélo c’est un sport plutôt individuel. Alors pour faire vivre l’esprit d’équipe et la motivation, il faut s’appuyer sur notre entourage : le fan club, l’équipe et le staff. Quand on a eu un résultat, on essaie de rendre cette joie et de la partager entre nous.

C’EST QUOI UN SPORTIF DE HAUT NIVEAU ?
Mon accident, toutes les phases de rééducation, d’acceptation de l’accident pour survivre et revivre m’ont appris énormément sur moi. En fait c’est au fond du trou que notre corps et notre mental activent et développent des forces insoupçonnées jusque-là.

« Il n’y a rien de plus
beau qu’un maillot de
Champion du Monde »

J’ai fait une rééducation très intense pendant des années. Ma première compétition, je l’ai menée contre moi-même pour retrouver une flexion à 110° et remonter sur un vélo. Quand en 2010 j’ai repris les courses cyclistes et que j’ai remporté le Championnat de France, il y a eu un déclic ! Le sélectionneur m’a repéré et c’est là que j’ai démarré le sport à haut niveau. Avec les accidents qui ont suivi, ma carrière a eu des phases de retrait. En 2016 j’ai raté les J.O., mais de retour en 2018 j’ai fait ma meilleure saison avec des résultats sympas au niveau mondial et à la fin de la saison j’ai intégré l’équipe Cofidis. 2019 est aussi une très bonne année : 4 titres de Champions de France sur piste ; Champion de France sur route ; 2ème au contre la montre du Championnat de France à 9 secondes, c’est un peu rageant mais on ne peut pas gagner à tous les coups ; 2ème à la Coupe du Monde en Belgique ; Vainqueur de l’Ain Handi Tour International … et l’année n’est pas terminée !

QUELS SONT TES PROCHAINS OBJECTIFS ?
Cette année, je participe à la 3ème et dernière Coupe du Monde au Canada du 8 au 11 août et le gros objectif c’est les Championnats du Monde au Pays-Bas, du 12 au 15 septembre.
Ce qui me fait vraiment rêver, c’est un titre de Champion de Monde, parce que le maillot de Champion du Monde, il n’y a rien de plus beau !
Physiologiquement je n’ai jamais été aussi fort, les tests sont meilleurs d’année en année. Tant que je suis en progrès c’est que mon corps n’a pas tout donné et que la retraite peut encore attendre.
Ensuite, je veux participer et performer aux prochains Jeux Paralympiques. Pour nous français, les Jeux Olympiques sont chargés d’images et d’histoires propres au sport de haut niveau. L’esprit du sport, sa philosophie sont écrits dans la charte olympique. C’est un rêve de sportif.

QUELLE EST TA DISCIPLINE REINE ?
À 14 ans, après avoir pratiqué plusieurs sports j’ai commencé le vélo et ça a bien accroché. La vitesse et le pilotage me plaisent autant que l’effort et le dépassement de soi. Le cyclisme exige une grande rigueur qu’on soit sportif de haut niveau ou amateur.

La route, c’est là où je suis le plus « facile », le plus d’expériences tactiques et ça compte beaucoup. J’aime aussi la rigueur du contre-la-montre que je travaille énormément. En 2018 j’ai découvert la piste et ça me plait à fond. Dévouvrir une autre façon de faire des efforts à vélo, ça brise la routine, et je kiffe !

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